Comment rater son examen en 3 étapes

Les gens intelligents ne font pas des choses intelligentes.

Ils font des choses normales intelligemment.

 

On naît, on pleure, on dort, on sourit et un jour on se retrouve à l’école. On nous dit qu’il faut apprendre des leçons, faire des exercices et surtout réussir les évaluations.

Qui enseigne comment apprendre une leçon ou préparer une évaluation ?

 

Qu’est-ce qu’une évaluation ?

 

Une évaluation sert à évaluer.

C’est logique et pourtant c’est important de s’en rappeler.

 

Une évaluation sert à évaluer le niveau actuel de l’élève sur les chapitres étudiés en cours.

Il y a deux indices dans cette définition : les chapitres étudiés et la notion de temps (niveau actuel).

 

Faisons un raisonnement par l’absurde.

Cherchons la meilleure stratégie pour échouer à un examen en 3 étapes :

Étape 1 : Attendre la date de l’évaluation pour étudier

 

Tous ceux donnant des cours particuliers connaissent les moments de l’année les plus rentables :

– Juste après la remise d’un bulletin trimestriel,

– Juste avant un examen comme le bac.

 

C’est durant ces deux périodes qu’on se rend compte (surtout les parents) qu’on est en retard et qu’on a besoin d’aide.

Si tu veux échouer au bac, attends le mois de Mai de ton année de Terminale pour commencer à étudier et t’entraîner.

Et quand je parle d’attendre, ça commence depuis le CP.

 

Le bac n’est pas sur le programme de Terminale.

Le bac est sur le programme du CP jusqu’à la Terminale.

 

Cela veut dire que l’élève qui travaille régulièrement, même avec des résultats moyens, depuis le CP a plus de chances de réussir que celui qui décide de se mettre sérieusement au travail au 3ème trimestre de Terminale.

 

D’ailleurs, ça veut dire quoi « travailler régulièrement » ?

 

Étape 2 : Travailler pour avoir de bonnes notes

 

Il y a maintenant une nuance à apporter entre une évaluation et un examen.

 

On étudie pour élever notre niveau dans une discipline. Travailler régulièrement consiste à élever en continu notre niveau, qu’il y ait évaluation ou pas.

Je dirais même : qu’il y ait école ou pas !

 

L’évaluation sert alors à connaître notre niveau le jour du devoir.

 

Par exemple, si au devoir de mardi on a eu 03/20, cela veut dire que mardi on avait un niveau qui valait un 03/20. C’est nous qui décidons si on veut garder ce niveau mercredi et les jours suivants.

Si on augmente notre niveau, les résultats suivront.

 

Un examen est une évaluation aux conséquences plus grandes.

Un examen permet d’obtenir un diplôme ou l’accès à une école. Un concours étant un examen avec des contraintes supplémentaires.

 

Pourquoi une nuance entre les deux ?

La préparation n’est pas la même car l’objectif n’est pas le même.

 

La meilleure façon d’échouer à une évaluation est de la préparer à la dernière minute ET d’avoir une bonne note. Oui, une bonne note.

Cette bonne note est une illusion à laquelle on s’accroche. Elle ne représente pas notre vrai niveau. On traîne alors des lacunes dont on ignore l’existence.

 

Les élèves qui énervent le plus sont ceux qui pleurent car ils ont 16/20 alors qu’ils pensaient avoir 18/20. C’est énervant et pourtant ils ont raison.

Ils savent qu’ils ont un bon niveau, ils savent que la note est bonne sauf qu’elle ne correspond pas à LEURS objectifs. Ils pensaient valoir plus.

 

Si la note n’est pas du niveau souhaité, ils étudient la correction pour comprendre leurs erreurs et continuent de bosser le chapitre pour être sûrs de l’avoir validé.

 

Cela dit, l’examen demande une préparation plus poussée. Et, en ce sens, les évaluations sont des préparations à l’examen.

On pourrait dire que les exos en classe préparent au devoir maison qui prépare à l’évaluation qui prépare à l’examen qui prépare au concours.

 

Exos < DM < Éval < Exam < Concours

 

Comme l’évaluation est une préparation, il vaut mieux connaître son niveau réel afin de savoir quoi travailler.

Par contre, à l’examen, on est là pour avoir 20/20.

 

À l’examen, on n’est pas là pour PERDRE DU TEMPS.

 

Étape 3 : Travailler sans chronomètre

 

Avec mes élèves, je suis bien plus sévère sur un devoir maison que sur une évaluation.

En effet, le devoir maison se fait à la maison dans un intervalle de temps plus grand (d’une semaine à un mois).

 

Je regarde spécifiquement la présentation et la rédaction car s’ils négligent cette part du travail pour un DM, ils la négligeront en évaluation et donc en examen.

 

Le résultat ne suffit pas !

 

Il y a 3 manières de trouver le résultat :

– En ayant le bon raisonnement,

– Par hasard,

– En trichant.

 

Le correcteur ne veut pas simplement voir qu’on a trouvé le résultat, il veut savoir si on a compris.

Or, expliquer son raisonnement demande des phrases et écrire des phrases demande du temps.

 

Pour trouver le temps de traiter TOUT le sujet et d’écrire TOUTES les phrases nécessaires, il faut s’entraîner.

 

Si tu veux échouer, si tu veux VRAIMENT échouer alors bâcle ta rédaction dans les exos. Fais le minimum à l’entraînement en espérant réussir à faire le maximum en évaluation voire en examen.

Quand on te demande de faire des phrases, réponds : « Ouais mais on n’est pas en français et puis on comprend ! »

 

De l’évaluation au concours, le notion du temps fait la différence.

Si tu es incapable de fournir un travail parfait dans un DM avec une semaine de préparation, quelles sont les chances que tu arrives à quelque chose dans une évaluation de 60 minutes ?

 

Si tu ignores combien de temps il te faut pour réussir un exercice alors tu es sur la bonne voie pour échouer 🙂

 

Pour ceux qui ne veulent pas échouer..

 

Si tu ne veux pas échouer, je te propose des guides d’entraînement.

Je n’ai pas de formule magique et je ne travaille pas dans l’urgence.

 

Je ne te propose pas de gagner 50 kg de muscles en 2 semaines avec 3 heures de sport tous les jours.

Plutôt de gagner 1 kg de muscles par mois jusqu’au jour où tu décideras d’arrêter avec 5 heures de travail par semaine.

Voulez-vous que je vous aide à

mieux accompagner votre enfant ?